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musique

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Portrait d’Haïti

Evénement exceptionnel avec une rencontre inédite entre la pianiste Célimène Daudet et l’écrivain Dany Laferrière, de l’Académie Française, pour un portrait d’Haïti en musique et en mots.

C’est une rencontre qui a le goût de l’évidence, entre deux artistes de générations différentes, réunis par un même amour pour un pays et sa culture, un même attachement à des racines que l’éloignement géographique n’a pas laissé s’assécher. S’il a dû fuir Haïti à l’âge de vingt-trois ans, Dany Laferrière en a fait le coeur d’une oeuvre ample et fascinante, cette fameuse Autobiographie américaine qui embrasse ses récits, romans et essais. Il est à Port-au-Prince en janvier 2010 quand le séisme frappe le pays et trouve les mots pour raconter la vie quotidienne d’une ville brisée, l’intimité de la catastrophe. L’onde de choc atteint aussi Célimène Daudet et la ramène à cette culture, au pays de sa mère. Elle y monte bientôt un festival de piano et se penche sur des compositeurs haïtiens trop rarement joués, comme Justin Elie, Ludovic Lamothe ou Edmond Saintonge, dont elle souligne la double influence : la musique romantique française et la culture vaudou. C’est ce répertoire qui sera à l’honneur lors d’un programme où la prose et la poésie de Dany Laferrière rencontreront l’écho des notes de piano.



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Planète Félix

Les aventures drôles et poétiques du célèbre Félix le Chat mises en musique avec une inventivité débordante par la bassiste Suzy LeVoid et la flutiste Leah Gracie, qui mobilisent non seulement leurs instruments respectifs mais aussi leurs voix et des objets du quotidien. Des notes très colorées pour un héros en noir et blanc.

Né de l’imagination d’Otto Messmer et Pat Sullivan voilà un siècle, Félix le Chat fut alors aussi populaire que Charlie Chaplin et n’a pas pris une ride. Petits bijoux d’animation à l’humour surréaliste et à l’imagination sans limite, les cinq épisodes présentés lors de ce ciné-concert imaginé par la musicienne nantaise Suzy LeVoid promettent rires aux éclats et yeux écarquillés. Quant aux oreilles, elles seront charmées par une création musicale de haute voltige, conçue au plus près de l’image avec force trucs et astuces : une basse préparée, une flûte traversière et des objets du quotidien savamment détournés, comme une casserole, des couverts, un balai ou un jeu de cartes. Et puis il y a les voix de Leah Gracie et Suzy LeVoid, riches de parcours très différents, jazz pour la première, rock pour la deuxième, utilisées comme des instruments à part entière. Harmonies, respiration et chuchotement, des voix sans parole sur une musique entre pop et électroacoustique.



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Coco

Performance sonore et chorégraphique pour six interprètes, issue d’un dialogue entre musiques populaires brésiliennes et pratiques expérimentales et performatives, Coco réunit danses samba traditionnelles et noise music.

Guitariste de formation, le compositeur et directeur artistique Julien Desprez utilise son instrument comme un dispositif sonore et spatial. C’était le cas en 2014 dans Acapulco, son premier solo où lumières et zébrures sonores se répondaient en une puissante chorégraphie, un sur-place convulsif. Ici, en s’emparant de la danse brésilienne Samba de Coco, Julien Desprez pousse plus loin encore le questionnement entre le son et le geste, déplace le regard, transforme le musicien en danseur et le danseur en musicien. La guitare n’est que l’un des éléments sonores d’un dispositif composé d’instruments répartis sur l’ensemble de la scène et jouables par tous les performeurs. La forme musicale est rendue inséparable de la chorégraphie et de l’espace. Intense, la partition lumière irise le plateau en créant des déséquilibres parmi les performeurs et change le regard sur les interprètes tout au long de la pièce.

 

Retrouvez aussi Julien Desprez à Électrons libres, le 20 novembre à Stereolux, avec Acapulco Redux, live solo loin des conventions habituelles.
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GONG !
par Catastrophe

Jamais là où on l’attend, le groupe pop Catastrophe propose une comédie musicale sur le café, les smartphones et le temps qui passe, un show imprévisible et coloré, joué et chanté à six, où la danse exprime les inquiétudes et la musique est un remède.

Les premiers faits d’armes de Catastrophe remontent à 2015, quand le collectif parisien propose une revue musicale et littéraire dans un cabaret de Pigalle. Tout est déjà là : goût de la scène, refus des conventions, musique et littérature main dans la main. Il faut de la suite dans les idées pour se dévoiler au monde avec un essai (en 2017) et un disque (en 2018) tous deux intitulés La Nuit est encore jeune. Un livre pour réveiller les possibles, un album pour réactiver les utopies du rock psychédélique des années 70. Depuis, le groupe réunit six personnalités colorées − Pierre, Blandine, Arthur, Bastien, Pablo et Carol − et multiplie les embardées, sans égard pour les chapelles. GONG ! convoque la comédie musicale de Jacques Demy, le rock mis en scène des Talking Heads ou les mouvements fous de Childish Gambino pour mettre en scène six personnages que l’on connaît bien − l’inquietude, le rire, la foi, le regard, la colere et l’ennui − qui se retrouvent dans une pièce avec en tête une question : comment arrêter le temps ? Un show où musique, image, danse et texte se répondent.



Les Oiseaux ne se retournent pas

Un BD-concert pour raconter l’histoire de la jeune Amel, qui fuit son pays en guerre jusqu’à Paris, où elle trouve l’amitié d’un musicien. La dessinatrice Nadia Nakhlé retrace le long périple de cette petite réfugiée, sous la forme d’un concert performé où musiciens et interprètes accompagnent le récit animé.

Que se passe-t-il dans la tête d’une enfant qui fuit la guerre ? C’est la question que pose la dessinatrice et metteuse en scène Nadia Nakhlé dans Les Oiseaux ne se retournent pas, à la fois un roman graphique (publié en mars 2020 aux éditions Delcourt) et un concert dessiné, où l’histoire d’Amel, jeune orpheline de douze ans, s’incarne en animations, texte et musique. De son pays natal en guerre, qu’elle est contrainte de fuir, jusqu’à Paris, où elle se lie d’amitié avec un ancien soldat joueur de oud, l’histoire suit l’enfant pas à pas, au fil de différents tableaux alternant entre son présent et ce qu’elle laisse derrière elle. Le concert associe projections animées, musique et création sonore immersive, avec le compositeur et interprète Mohamed Abozekry au oud, Ludovic Yapoudjian au piano, ainsi que les comédiennes et chanteuses Mayya Sanbar et Negar Hashemi, qui portent le texte.