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jeune public

thématique

Atelier image et musique

Petits et grands sont invités à habiller musicalement de courtes séquences vidéo à partir d’arrangements pré-produits, accompagnés par des musiciens du projet Vikash 06.

Pour en savoir + sur le ciné-concert



Chewing gum Silence

Que faire de ces mélodies qui nous restent obstinément en tête comme un chewing-gum sous nos semelles ? Le musicien Antonin Tri Hoang et le metteur en scène Samuel Achache ont leur petite idée sur la question, dévoilée dans un étonnant spectacle tout public, comme un jeu de chaises musicales.

En bon jazzman, le saxophoniste et clarinettiste Antonin Tri Hoang sait étirer et déformer les mélodies, jusqu’à parfois les faire disparaître. Mais tout le monde n’a pas cette dextérité et il arrive à chacun d’être coincé avec un air en tête, sans pouvoir s’en défaire. Les Anglo-saxons ont même un mot pour ça : “earworm”, ver d’oreille. On croyait qu’il n’existait aucun vermifuge pour cette inoffensive espèce mais des chercheurs de l’université de Reading (Angleterre) ont découvert qu’il est possible de s’en débarrasser… en mâchant du chewing-gum. Cela a inspiré à Antonin Tri Hoang ce jeu de chaises musicales, imaginé avec le metteur en scène Samuel Achache et les musiciens Jeanne Susin et Thibault Perriard. Sur scène, les musiciens incarnent des archivistes qui se retrouvent dans l’endroit où sont stockées les mélodies du monde, dans des boîtes en carton d’où elles s’échappent quand on les ouvre. Cherchant à en organiser la circulation, ils rentrent dans un fabuleux jeu d’émotions et de poupées russes sonores.



| ANNULÉ |
Planète Félix

Les aventures drôles et poétiques du célèbre Félix le Chat mises en musique avec une inventivité débordante par la bassiste Suzy LeVoid et la flutiste Leah Gracie, qui mobilisent non seulement leurs instruments respectifs mais aussi leurs voix et des objets du quotidien. Des notes très colorées pour un héros en noir et blanc.

Né de l’imagination d’Otto Messmer et Pat Sullivan voilà un siècle, Félix le Chat fut alors aussi populaire que Charlie Chaplin et n’a pas pris une ride. Petits bijoux d’animation à l’humour surréaliste et à l’imagination sans limite, les cinq épisodes présentés lors de ce ciné-concert imaginé par la musicienne nantaise Suzy LeVoid promettent rires aux éclats et yeux écarquillés. Quant aux oreilles, elles seront charmées par une création musicale de haute voltige, conçue au plus près de l’image avec force trucs et astuces : une basse préparée, une flûte traversière et des objets du quotidien savamment détournés, comme une casserole, des couverts, un balai ou un jeu de cartes. Et puis il y a les voix de Leah Gracie et Suzy LeVoid, riches de parcours très différents, jazz pour la première, rock pour la deuxième, utilisées comme des instruments à part entière. Harmonies, respiration et chuchotement, des voix sans parole sur une musique entre pop et électroacoustique.



| ANNULÉ |
Berceuses

Un concert en forme de sieste musicale, où la pianiste Nathalie Darche joue les berceuses composées par Geoffroy Tamisier, courtes pièces aux mélodies délicates et caressantes, qui combleront les oreilles novices comme les plus aguerries.

C’est un beau projet, mené au fil des ans par le trompettiste et compositeur Geoffroy Tamisier : en marge des nombreux groupes et enregistrements jazz et autres commandes pour orchestre où il s’épanouit depuis la fin des années 90, le Nantais a pris pour habitude de composer des berceuses pour les enfants qui lui sont chers. Ces quinze berceuses ont été enregistrées par la pianiste Nathalie Darche et éditées par le label Yolk Records au printemps 2020. Des morceaux courts aux couleurs riches et mélodies délicatement expressives, faussement simples, parfaitement saisies par le jeu de Nathalie Darche, nourri d’une pratique partagée entre musique classique et création (jazz, musique contemporaine). Par leur format, par leur douceur et leurs intentions, ces berceuses résonnent aux oreilles des enfants et font du concert un moment immédiatement familier. Comme une pause bienfaitrice, où l’on prend le temps d’arrêter le temps, de ressentir et d’écouter.



Les Oiseaux ne se retournent pas

Un BD-concert pour raconter l’histoire de la jeune Amel, qui fuit son pays en guerre jusqu’à Paris, où elle trouve l’amitié d’un musicien. La dessinatrice Nadia Nakhlé retrace le long périple de cette petite réfugiée, sous la forme d’un concert performé où musiciens et interprètes accompagnent le récit animé.

Que se passe-t-il dans la tête d’une enfant qui fuit la guerre ? C’est la question que pose la dessinatrice et metteuse en scène Nadia Nakhlé dans Les Oiseaux ne se retournent pas, à la fois un roman graphique (publié en mars 2020 aux éditions Delcourt) et un concert dessiné, où l’histoire d’Amel, jeune orpheline de douze ans, s’incarne en animations, texte et musique. De son pays natal en guerre, qu’elle est contrainte de fuir, jusqu’à Paris, où elle se lie d’amitié avec un ancien soldat joueur de oud, l’histoire suit l’enfant pas à pas, au fil de différents tableaux alternant entre son présent et ce qu’elle laisse derrière elle. Le concert associe projections animées, musique et création sonore immersive, avec le compositeur et interprète Mohamed Abozekry au oud, Ludovic Yapoudjian au piano, ainsi que les comédiennes et chanteuses Mayya Sanbar et Negar Hashemi, qui portent le texte.



Frissons

Apprendre le partage, la fraternité et l’amitié, c’est le cheminement du petit Anis, au fil de cette histoire mise en scène en jeux dansés, avec un dispositif sonore original pour amener les jeunes spectateurs au plus près des pensées des personnages.

Entre ses parents, sa maison, sa chambre et ses jouets, Anis s’est construit un cocon douillet. Jusqu’à ce qu’une ombre effrayante se glisse dans ce tableau parfait. Non pas un monstre fantastique caché sous son lit mais l’arrivée prochaine d’un petit frère. Petit ? Pas tout à fait, puisqu’Anis découvre bientôt que son nouveau frère, adopté, a le même âge que lui. Devra-t-il alors tout partager en deux, sa chambre et ses jouets ? Avec la tête de la Barbie pour l’un et les jambes pour l’autre ? Et l’amour des parents, est-il partageable ? L’autrice Magali Mougel et le metteur en scène Johanny Bert créent un spectacle immersif mélangeant le théâtre et la danse. Avec un dispositif qui place le public au plus près des interprètes et de leurs jeux dansés et donne à entendre les pensées des personnages, Frissons plonge les plus jeunes spectateurs dans le monde d’Anis, de la toute première rencontre avec son frère jusqu’à la naissance de leur amitié.



Le Bain

Une plongée tous publics dans le grand bain de l’histoire de l’art, autour de deux célèbres tableaux du 16e siècle (Diane au bain par l’École de Fontainebleau et Suzanne au bain par Le Tintoret) et des histoires qui s’y rattachent. Mêlant danse, chant, récit et poupées, une façon ludique d’aborder la représentation des corps dans l’art et dans la vie.

Une petite histoire des représentations à partir de l’art, c’est à cet exercice stimulant que Gaëlle Bourges invite enfants et parents, en choisissant un thème qui − par essence − parle à chacun : le corps. Celui de Diane et Suzanne, saisies au bain par des peintres du 16e siècle, ici des poupées qui se baignent dans des pièces d’eau miniatures. Sur fond de récits anciens et de digressions sur le rapport aux corps aujourd’hui, trois performeuses manipulent donc figurines, objets de toilette et autres accessoires pour donner à voir les tableaux, à entendre les histoires mythologiques qui les fondent. Chemin faisant, elles posent les premiers jalons d’une relation des enfants à la représentation des corps nus dans l’histoire de l’art.