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transe

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Music for Airports de Brian Eno

Le collectif français Social Silence revisite le mythique Music for Airports de Brian Eno, pierre angulaire de l’ambient, dans une version pour instruments et bandes. Une expérience musicale à la fois douce et intense, hypnotique et planante.

 Au milieu des années 70, après avoir quitté le groupe Roxy Music, Brian Eno baptise et donne ses lettres de noblesse à un genre musical émergeant, l’ambient, dont Erik Satie, La Monte Young ou John Cage pourraient être les parrains. Ancien étudiant de l’école des Beaux-Arts de Winchester, Brian Eno s’est très tôt intéressé à l’art conceptuel et aux sculptures sonores. Boucles lancinantes jouées de façon aléatoire par des magnétophones, la pièce Discreet Music marque l’année 1975 mais c’est avec Ambient 1: Music for Airports en 1978, que le musicien anglais théorise le genre, une musique minimaliste pouvant être “activement écoutée ou ignorée, selon le choix de l’auditeur”, à même d’influencer discrètement l’environnement où elle est diffusée. L’ensemble Social Silence revisite aujourd’hui l’album de Brian Eno dans une version instrumentale, en associant les boucles à l’improvisation, les nappes de violons aux couleurs électroniques des machines.



Näss (les gens)

Fouad Boussouf poursuit son travail de décloisonnement avec cette pièce chorégraphique pour sept danseurs, où le hip-hop dialogue avec les cadences du Maroc et la tradition gnawa, en un souffle puissant. Une transe collective et énergisante sur scène, une expérience électrisante dans la salle.

 Fondée en 2006 par le chorégraphe Fouad Boussouf, la compagnie Massala poursuit depuis un travail de décloisonnement du hip-hop, en le frottant à d’autres pratiques et d’autres rythmes : danse contemporaine, nouveau cirque, musiques folkloriques du Maroc et du Monde arabe. Une approche moderne et généreuse, qui s’incarne aujourd’hui dans Näss (les gens). Fouad Boussouf a imaginé cette pièce pour sept danseurs comme une actualisation chorégraphique de la musique du groupe Nass El Ghiwane, qui révolutionna la musique marocaine dans les années 70 en fusionnant sonorités électriques, poésie marocaine, textes soufis et chants gnawas. Une approche et des textes engagés qui avaient leur équivalent dans la jeune culture hip-hop américaine de l’époque. Ces échos retrouvés par Fouad Boussouf sont au cœur de Näss (les gens), puissant éloge du rythme et du groupe, d’une transe qui ne connaît ni frontière ni étiquette.