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théâtre musical

thématique

Hira Gasy

La compagnie malgache Rasoalalao Kavia présente le hira gasy, ancienne tradition de théâtre musical originaire des plateaux centraux de l’île, forme d’expression populaire associant musique, chant, danse, art oratoire et mime.

Sur les hauts-plateaux qui dominent le centre de Madagascar se perpétue le hira gasy, littéralement “chant malgache”, une forme d’expression originale associant les instruments, le chant, la danse, le mime et un art oratoire très particulier, dénommé kabary. Le hira gasy est pratiqué par des familles d’artistes-paysans qui se produisent lors de rites, des fêtes et des foires, jusque dans les quartiers pauvres de la capitale Antananarivo. Chaque joute – car il s’agit aussi d’une forme de compétition – se compose d’un nombre bien précis de discours, de poèmes chantés, d’acrobaties guerrières, de polkas et de quadrilles, composant un spectacle influencé par l’Europe, dans la composition instrumentale de l’orchestre et les rythmes de danse notamment, mais réunissant des traditions bien antérieures à la colonisation. La compagnie Rasoalalao Kavia quitte pour la première fois son village d’Ampahimanga.



Œdipe You Motherfucker !

Un père – Jean-François Morange – et sa fille – Colyne Morange – partagent leurs souvenirs en musique, déclinent une même chanson en onze versions très différentes, en écoutent d’autres en écho, nouant ainsi un dialogue complice qui interroge leur relation. Une ode à la transmission et à l’admiration.

Colyne et Jean-François Morange, accompagnés du musicien Sylvain Ferlay, racontent comment se tisse la transmission entre générations, à travers la musique, l’humour, les récits et l’imaginaire. La dramaturgie épouse le principe de la boucle, l’obsession qui conduit à écouter une chanson encore et encore quand elle nous fait du bien : c’est ici Intimes Convictions, qui raconte comment l’amour d’un père pour sa fille le porte, lui redonne vie, désir, courage. Œdipe You Motherfucker ! sera donc le concert d’un père, de sa fille et des fantômes qui les entourent, avec onze versions d’un seul morceau, comme la bande originale d’un film, où un thème décliné à l’infini donne couleurs et atmosphères à l’histoire. Dans une scénographie évolutive, défilent chansons, textes et lettres que le père a écrit pour sa fille et qu’elle adapte à sa sauce (rock, punk, électro) mais aussi, sur la platine vinyle, les chansons de duos père/fille mythiques.