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Näss (les gens)

Fouad Boussouf poursuit son travail de décloisonnement avec cette pièce chorégraphique pour sept danseurs, où le hip-hop dialogue avec les cadences du Maroc et la tradition gnawa, en un souffle puissant. Une transe collective et énergisante sur scène, une expérience électrisante dans la salle.

 Fondée en 2006 par le chorégraphe Fouad Boussouf, la compagnie Massala poursuit depuis un travail de décloisonnement du hip-hop, en le frottant à d’autres pratiques et d’autres rythmes : danse contemporaine, nouveau cirque, musiques folkloriques du Maroc et du Monde arabe. Une approche moderne et généreuse, qui s’incarne aujourd’hui dans Näss (les gens). Fouad Boussouf a imaginé cette pièce pour sept danseurs comme une actualisation chorégraphique de la musique du groupe Nass El Ghiwane, qui révolutionna la musique marocaine dans les années 70 en fusionnant sonorités électriques, poésie marocaine, textes soufis et chants gnawas. Une approche et des textes engagés qui avaient leur équivalent dans la jeune culture hip-hop américaine de l’époque. Ces échos retrouvés par Fouad Boussouf sont au cœur de Näss (les gens), puissant éloge du rythme et du groupe, d’une transe qui ne connaît ni frontière ni étiquette.



Planète Félix

Les aventures drôles et poétiques du célèbre Félix le Chat mises en musique avec une inventivité débordante par la bassiste Suzy LeVoid et la flutiste Leah Gracie, qui mobilisent non seulement leurs instruments respectifs mais aussi leurs voix et des objets du quotidien. Des notes très colorées pour un héros en noir et blanc.

Né de l’imagination d’Otto Messmer et Pat Sullivan voilà un siècle, Félix le Chat fut alors aussi populaire que Charlie Chaplin et n’a pas pris une ride. Petits bijoux d’animation à l’humour surréaliste et à l’imagination sans limite, les cinq épisodes présentés lors de ce ciné-concert imaginé par la musicienne nantaise Suzy LeVoid promettent rires aux éclats et yeux écarquillés. Quant aux oreilles, elles seront charmées par une création musicale de haute voltige, conçue au plus près de l’image avec force trucs et astuces : une basse préparée, une flûte traversière et des objets du quotidien savamment détournés, comme une casserole, des couverts, un balai ou un jeu de cartes. Et puis il y a les voix de Leah Gracie et Suzy LeVoid, riches de parcours très différents, jazz pour la première, rock pour la deuxième, utilisées comme des instruments à part entière. Harmonies, respiration et chuchotement, des voix sans parole sur une musique entre pop et électroacoustique.



BIG SISTERS

Conçue par le plasticien et metteur en scène Théo Mercier et le performeur et chorégraphe Steven Michel avec quatre danseuses âgées de vingt-trois à soixante-cinq ans, BIG SISTERS est imaginée comme un film expérimental, une fresque kaléidoscopique sur la femme et ses représentations, alternant autoportraits et portraits mis en scène, science-fiction et reconstitutions historiques.

BIG SISTERS est la nouvelle collaboration entre Théo Mercier et Steven Michel, après le succès de leur Affordable Solution for Better Living, drame domestique où un individu fabriquait son identité masculine en construisant une étagère Ikea, couronné par un Lion d’argent à la Biennale de danse de Venise en 2019. Conçue avec et pour quatre danseuses, la pièce prend appui sur Les Guérillères, grand roman féministe où Monique Wittig décrivait, en 1969, la vie, les rites et les légendes d’une communauté entièrement composée de femmes. BIG SISTERS oscille entre science-fiction et reconstitutions historiques : les corps des quatre sœurs sont des capsules à voyager dans le temps, mettant en lumière la chorégraphie complexe des regards, des fantasmes et des projections qui sont en jeu dans la mise en scène des corps féminins, corps-combats d’une guerre de libération millénaire.



Les Dodos

Cinq drôles d’oiseaux défient les lois de la gravité au fil d’acrobaties drôles et spectaculaires, mobilisant de façon originale un élément peu commun dans le cirque : la guitare, support de toutes les cascades, objet de toutes les audaces. 

On connaissait le dodo, ce gros oiseau de l’île Maurice, disparu au 17e siècle, qui était incapable de voler. On connaîtra désormais Les Dodos, cinq acrobates cascadeurs qui eux non plus ne peuvent pas voler mais ne semblent pas décidés à s’y résoudre. Pas plus qu’ils n’acceptent les lois de la gravité ni la fatalité du quotidien. Ainsi Les Dodos s’efforcent de faire tomber la tartine du bon côté. L’hostilité du monde extérieur les condamne à inventer frénétiquement de dérisoires mécanismes de survie. Main à main, voltige aérienne, acrobatie, anneaux chinois, rites absurdes, ils multiplient les apprentissages de tous les possibles et se jouent de leurs peurs et conflits avec un humour insolent. À leur disposition, des instruments, contrebasse, violon et guitares : certains pour jouer de la musique et d’autres destinés à des usages beaucoup moins conventionnels. Autant de variations sur cordes, sur corps, pour des mouvements acrobatiques et des cascades périlleuses.