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hip-hop

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Chilla
+ 1re partie

Valeur montante de la scène hip-hop francophone, dont elle est l’une des trop rares figures féminines et féministes, la jeune chanteuse franco-suisse Chilla impose une écriture et un phrasé très personnels sur Mūn, premier album à la fois introspectif et direct.

L’éducation musicale de Chilla débute dès son plus jeune âge, avec la pratique du violon qu’elle poursuivra jusqu’au conservatoire, mais aussi avec la fréquentation d’une discothèque familiale bien fournie : great black music du côté de son père, qui était pianiste amateur ; pop et chanson française du côté de sa mère. Des fondations sur lesquelles la jeune femme érige un style personnel, dans le champ du hip-hop qu’elle découvre à ses dix-sept ans. Très vite, elle est repérée par les rappeurs Bigflo et Oli puis est invitée de l’émission Planète Rap sur Skyrock en 2016. L’année suivante, son premier EP fait l’effet d’une petite bombe, avec des instrumentaux mélodieux et des textes percutants : portés par une conscience féministe affûtée, Si j’étais un homme et Sale chienne font mouche. En 2019, son premier album confirme la finesse d’une écriture plus introspective et une façon fluide et singulière de mélanger phrasé hip-hop et chant. Un style revigorant dans le paysage du rap français.



Näss (les gens)

Fouad Boussouf poursuit son travail de décloisonnement avec cette pièce chorégraphique pour sept danseurs, où le hip-hop dialogue avec les cadences du Maroc et la tradition gnawa, en un souffle puissant. Une transe collective et énergisante sur scène, une expérience électrisante dans la salle.

 Fondée en 2006 par le chorégraphe Fouad Boussouf, la compagnie Massala poursuit depuis un travail de décloisonnement du hip-hop, en le frottant à d’autres pratiques et d’autres rythmes : danse contemporaine, nouveau cirque, musiques folkloriques du Maroc et du Monde arabe. Une approche moderne et généreuse, qui s’incarne aujourd’hui dans Näss (les gens). Fouad Boussouf a imaginé cette pièce pour sept danseurs comme une actualisation chorégraphique de la musique du groupe Nass El Ghiwane, qui révolutionna la musique marocaine dans les années 70 en fusionnant sonorités électriques, poésie marocaine, textes soufis et chants gnawas. Une approche et des textes engagés qui avaient leur équivalent dans la jeune culture hip-hop américaine de l’époque. Ces échos retrouvés par Fouad Boussouf sont au cœur de Näss (les gens), puissant éloge du rythme et du groupe, d’une transe qui ne connaît ni frontière ni étiquette.