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chant choral

thématique

Roomful of Teeth

Inventer un chant choral du temps présent, c’est le pari de l’ensemble américain Roomful of Teeth et de la brillante compositrice Caroline Shaw, Prix Pulitzer de la musique en 2013 pour son Partita for 8 Voices, au programme de cette soirée en première française.

 Formé en 2009, Roomful of Teeth est l’un des ensembles les plus enthousiasmants de la scène contemporaine américaine, qui a entrepris d’associer un répertoire neuf à des techniques vocales issues de traditions du monde entier. Un vocabulaire d’une infinie richesse qui se déploie au fil de compositions commissionnées à certains des meilleurs compositeurs et compositrices de la jeune génération, à commencer par Caroline Shaw, membre de l’ensemble. Son fameux Partita for 8 Voices est une œuvre a cappella en quatre mouvements qui explore les soupirs, les murmures, les mélodies et effets vocaux sophistiqués ainsi que des sonorités inspirées du katajjaq, le chant de gorge inuit. Une pièce étonnante, belle et joyeuse, saluée par un Grammy Award et le prestigieux Pulitzer Prize for music. Elle est associée dans ce programme à une autre composition de Caroline Shaw et une pièce de Caleb Burhans, compositeur new-yorkais fondateur de l’ensemble Alarm Will Sound. Une soirée aux avant-postes d’une musique contemporaine ambitieuse et accessible.



Macadam Ensemble & Aria Voce

Macadam Ensemble et le chœur de chambre Aria Voce associent leurs voix le temps d’un programme pensé comme une petite histoire de la musique, du Moyen-Âge à aujourd’hui, en suivant le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un voyage musical comme un pèlerinage historique.

 Santiago ou le chant des étoiles est un concert dédié au chemin de Saint-Jacques, invitant à prendre la route, empoigner le bâton et arborer la coquille d’un marcheur imaginaire. Nous sommes à la toute fin de la Renaissance et c’est accompagné des musiques de cette époque que notre marcheur, européen avant l’heure, se met en route. Témoignant à lui seul de la convergence des pèlerins partis d’Italie, de France, d’Angleterre, des Flandres ou d’Allemagne, il tracera sa route, accompagné du souvenir des musiques d’Allegri, Mouton, Tallis, Josquin ou Hassler. Il mettra son pas dans celui des anciens. La résonance des chants du Codex Calixtinus notés au 12e siècle, les chants du Livre Vermeil de Montserrat au 14e et la musique de Tomas Luis de Victoria au 16e lui parviendront comme autant de traces semblables à celles gravées dans le vieux rocher au bord du chemin. En conclusion, une pièce de Joby Talbot, musique d’aujourd’hui entre synthèse du passé et promesse d’un prochain voyage.



Vincent Dupas

Pour cette création, le Nantais Vincent Dupas soumet les accents folk des chansons de son premier album solo, Longue Distance, à une relecture collective originale et foisonnante, avec ses musiciens, des invités et la chorale des élèves du collège Pont-Rousseau de Rezé.

Pendant quinze ans, sous le nom de My Name Is Nobody ou avec ses projets Fordamage ou Serpentine, le chanteur et guitariste nantais Vincent Dupas a dessiné les contours d’une Amérique rêvée. Une cartographie personnelle et sensible qui relierait le Minnesota de Low, le New Jersey de Yo La Tengo et l’Oregon de Matt Ward. Ces paysages contrastés, Vincent Dupas les a toujours en tête sur son premier album, le superbe Longue Distance paru en 2019, mais quelque chose a changé : des orchestrations plus étoffées, un son plus longuement poli et une écriture qui se décline désormais en français, limpide et imagée. L’anglais est toujours là, comme une seconde langue maternelle, au fil de chansons éclectiques, suffisamment souples et solides pour être pliées à toutes les interprétations : en solo ou en groupe, acoustique ou électrique. C’est cette idée que Vincent Dupas décline avec Longue Distance In Extenso où, à la manière du David Byrne de Stop Making Sense, il monte sur scène seul avant que ses musiciens et invités ne le rejoignent, un par un au fil de chansons réinventées.