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Célimène Daudet

thématique

Messe noire

Dans le sillage de son dernier album, Messe noire, la pianiste Célimène Daudet réunit les œuvres tardives de Liszt et Scriabine, qui ont en partage un goût du mystère et de l’errance. Un univers intrigant et quasi mystique, comme un pèlerinage aux confins des possibilités sonores du piano.

Des frontières et quelques années séparent le Hongrois Franz Liszt (1811-1886) et le Russe Alexandre Scriabine (1871-1915) mais leurs œuvres les plus tardives semblent entrer en résonance. Géant de l’époque romantique, Liszt laisse progressivement derrière lui ses triomphes pour se retirer de la vie publique. Devenu l’abbé Liszt, il s’enferme dans une recherche toujours plus poussée de la simplicité. Son mysticisme imprègne nombre de ses partitions. Ses pièces les plus sombres trouvent un écho dans la sonate Messe noire de Scriabine, qui dévoile la part mystique du compositeur russe, à la fois cérémonie des ténèbres et poème diabolique. Construit autour des thématiques de la nuit, de la mort et du mystère, le récital de Célimène Daudet réunit des œuvres emblématiques de Scriabine et Liszt, dans un mouvement cher à la pianiste : mettre en regard des compositeurs différents pour mieux les comprendre, comme elle l’a déjà fait avec Messiaen et Debussy.